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	<title>Contributions Sommeil Neurophysiologie &amp; autres ..</title>
	<link>https://didier.cugy.fr/</link>
	<description>Travaux, brevets, publications et r&#233;alisations en libre acc&#232;s dans les domaines de la m&#233;decine du sommeil, de la mod&#233;lisation, de la neurophysiologie clinique.
Les publications on &#233;t&#233; soumises aux comit&#233;s de lecture des congr&#232;s scientifiques ou elles ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es.
(c) Didier Cugy</description>
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		<title>Introduction aux troubles du sommeil</title>
		<link>https://dc.septmr.com/spip.php?article133</link>
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		<dc:date>2018-11-09T20:27:59Z</dc:date>
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		<dc:creator>Didier Cugy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Aristote dans le trait&#233; du sommeil et de la veille [1] rattache le sommeil &#224; des &#233;tats propres au r&#232;gne animal durant lesquels l'exercice de la sensibilit&#233; (entendue comme la capacit&#233; de r&#233;agir &#224; un &#233;v&#232;nement ext&#233;rieur) est aboli durant le sommeil et restaur&#233; durant l'&#233;veil. Cette sp&#233;cificit&#233; li&#233;e au monde animal est remise en question par Linn&#233; dans son trait&#233; somnus plantarum [2]. Celui-ci d&#233;montre l'existence d'un comportement diff&#233;rent des plantes selon le moment de la journ&#233;e. Il est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aristote dans le trait&#233; du sommeil et de la veille [1] rattache le sommeil &#224; des &#233;tats propres au r&#232;gne animal durant lesquels l'exercice de la sensibilit&#233; (entendue comme la capacit&#233; de r&#233;agir &#224; un &#233;v&#232;nement ext&#233;rieur) est aboli durant le sommeil et restaur&#233; durant l'&#233;veil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette sp&#233;cificit&#233; li&#233;e au monde animal est remise en question par Linn&#233; dans son trait&#233; somnus plantarum [2]. Celui-ci d&#233;montre l'existence d'un comportement diff&#233;rent des plantes selon le moment de la journ&#233;e. Il est aussi rapport&#233; le fait que certaines plantes comme l'acacia adoptent, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rudement secou&#233;es un comportement similaire &#224; celui du sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre l'aspect comportemental du sommeil, des fonctions y ont d&#232;s l'antiquit&#233; &#233;t&#233; associ&#233;es &#224; la fois en ce qui concerne la r&#233;cup&#233;ration physique ou la pr&#233;paration psychique en rapport avec le r&#234;ve ou les songes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; l'apparition de la &#171; f&#233;e &#233;lectricit&#233; &#187; le sommeil humain est d&#233;crit comme pr&#233;sentant une organisation biphasique caract&#233;ris&#233;e par une p&#233;riode de sommeil profond s'installant &#224; la nuit tombante suivie d'une p&#233;riode d'&#233;veil (la dorveille) et d'un deuxi&#232;me &#233;pisode de sommeil jusqu'au lever du matin[3]. Depuis, le temps consacr&#233; au sommeil s'en est trouv&#233; r&#233;duit ce qui a induit un passage d'un mode biphasique vers un mode mono-phasique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le papyrus d'Ebers [4] fait appara&#238;tre l'usage du pavot comme moyen d'induire le sommeil et de traiter la douleur dans la pharmacop&#233;e Egyptienne. XXX si&#232;cles plus tard Ambroise Par&#233; [5] d&#233;crit les liens cliniques entre sommeil, facteurs environnementaux et pathologies li&#233;es au sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1974 une premi&#232;re classification des troubles du sommeil appara&#238;t dans le DSMIII [6] (Axe1, 13&#232;me cat&#233;gorie) et fait appara&#238;tre la notion de dyssomnie (perturbations dans la dur&#233;e, la qualit&#233;, la profondeur, le moment du sommeil) et de parasomnies (troubles apparaissant &#224; l'occasion du sommeil sans le perturber : somniloquie, cauchemars,&#8230;). La premi&#232;re version de la classification internationale des troubles du sommeil (ICSD) [7] publi&#233;e en 1997 reprend les concepts de dyssomnie et parasomnie en les compl&#232;tant. Apparaissent les notions de troubles intrins&#232;ques, extrins&#232;ques et des rythmes circadiens, y sont associ&#233;s les troubles en lien avec des pathologies psychiatriques. La seconde &#233;dition publi&#233;e en 2005 compl&#232;te la classification en y int&#233;grant les troubles identifi&#233;s dans la Classification Internationale des Maladies [8].&lt;br class='autobr' /&gt;
La 3&#232;me &#233;dition de l'ICSD diff&#233;rencie principalement les troubles associ&#233;s au sommeil lent et au sommeil paradoxal et affine les troubles moteurs du sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'importance prise par le d&#233;veloppement de la clinique en rapport avec les troubles respiratoires et moteurs du sommeil a compl&#232;tement occult&#233; la prise en compte de l'architecture du sommeil. Une rapide recherche sur pubmed fait appara&#238;tre 41 561 r&#233;f&#233;rences sur le sujet des apn&#233;es du sommeil, 4 297 sur celui des activit&#233;s motrices du sommeil (RLS, PLMS) et 2584 sur l'architecture du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Historiquement, au d&#233;but des ann&#233;es 1900 Pierron [9] avait mis en &#233;vidence chez le chien l'existence d'une substance hypnog&#232;ne, capable d'induire le sommeil, pr&#233;sente dans le liquide c&#233;r&#233;bro-spinal. En 1958, est d&#233;couverte la M&#233;latonine neuro-hormone dont le r&#244;le sur le sommeil n'a &#233;t&#233; bien &#233;tudi&#233; que dans les ann&#233;es 1970. Par la suite les travaux comme ceux de C. Gronfier [10] et de K. Gamble [11] &#233;tablissent des liens &#233;troits entre sommeil et grandes r&#233;gulations hormonales. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exercice en routine clinique des enregistrements polysomnographiques permet d'identifier des particularit&#233;s de l'architecture du sommeil portant principalement sur la stabilit&#233;, la r&#233;partition et la dur&#233;e des cycles de sommeil. Le sommeil normal comporte habituellement quatre ou cinq cycles d'une dur&#233;e de l'ordre de 90mn avec une proportion de sommeil lent plus importante en d&#233;but de nuit et de sommeil paradoxal en fin de nuit. La pratique rend possible d'identifier des typologies caract&#233;ris&#233;es par un sommeil &#171; en un cycle &#187;, des cycles de faible dur&#233;e ou encore des cycles ayant une r&#233;partition constante de sommeil lent/sommeil paradoxal. Il est aussi identifi&#233; des troubles majeurs de l'architecture caract&#233;ris&#233;s par une fragmentation rendant particuli&#232;rement difficile l'identification des stades de sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
La plainte relative aux troubles du sommeil qui touche plus de 20% de la population est &#224; consid&#233;rer essentiellement comme un sympt&#244;me n&#233;cessitant une approche clinique syst&#233;matique visant &#224; diff&#233;rencier les causes et cons&#233;quences. Causes environnementales ou causes en rapport direct avec les structures en charge de l'&#233;tablissement ou du maintien du sommeil ou encore secondaires &#224; l'expression de pathologies organiques. Il appara&#238;t plus que jamais n&#233;cessaire de d&#233;velopper la s&#233;m&#233;iologie et d'&#233;tablir les relations pouvant exister entre troubles objectifs du sommeil et d'autres pathologies en lien avec l'organisation temporelle des grandes fonctions de notre organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Aristote opuscules, traduction de Barth&#233;l&#233;my Saint Hilaire, Ed Dumont 1847&lt;br class='autobr' /&gt;
[2] Linn&#233;, Somnus Plantarum 1755&lt;br class='autobr' /&gt;
[3] Claustrat, M&#233;decine du sommeil (2014) 11, 68-73&lt;br class='autobr' /&gt;
[4 Lalanne et M&#233;tra, Le texte m&#233;dical du Papyrus Ebers. Transcription hi&#233;roglyphique, (ISBN 978-2-87457-092-6)&lt;br class='autobr' /&gt;
[5] Par&#233;, trait&#233; de chirurgie, Du dormir &amp; veiller. CHAP. XIX. 11 mai 1597&lt;br class='autobr' /&gt;
[6] DSM-III&lt;br class='autobr' /&gt;
[7] ICSD 1/2/3&lt;br class='autobr' /&gt;
[8] ICD-9 / ICD-10&lt;br class='autobr' /&gt;
[9] Pierron 1913&lt;br class='autobr' /&gt;
[10] Gronfier &amp; al Neuroendocrine processes underlying ultradian sleep regulation in man., J Clin Endocrinol Metab. 1999 Aug ;84(8):2686-90.&lt;br class='autobr' /&gt;
[11] Gamble &amp; al, Circadian Clock Control of Endocrine Factors, Nat Rev Endocrinol. 2014 Aug ; 10(8) : 466&#8211;475.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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